Réflexion

On se pose des questions !

Mais au fond, est-il accro ?

La question des limites de la durée d’utilisation est subjective. Par exemple, pour certaines activités que vous jugerez intéressantes comme le sport ou la lecture, vous aurez tendance à considérer que votre enfant n’y consacre pas trop de temps.


Mais l’usage de la tablette n’atteint pas ce niveau d’intérêt pour tous. Tout dépend de ce qu’on y fait. On évoque un peu trop vite la « cyberdépendance », un terme culpabilisant et assez effrayant pour le parent que vous êtes. Le terme utilisé et très répandu a le tort de jeter un certain nombre de pratiques chronophages dans un registre pathologique. Sans doute faudrait-il se contenter d’évoquer des usages excessifs dans la durée, voire problématiques. Quoiqu’il en soit, c’est à vous de fixer des limites (de durée, de moments…) et à en informer votre enfant, puis à savoir les faire observer et respecter autant que possible. Si l’enfant les respecte, il faut aussi songer à l’encourager à persévérer en ce sens.

« Il nous faut acter le caractère chronophage des écrans, explique Pascal Minotte, ainsi que la fascination qu’ils exercent sur nous. » « Nos bambins ont toujours eu du mal à interrompre une activité qui leur procure du plaisir et, de tout temps, il a appartenu aux adultes de leur rappeler le principe de réalité » « l’adulte qui pose un regard curieux et bienveillant sur les activités de son enfant, qui l’aide à interpréter celles-ci (…) contribue à les protéger des usages obsessifs. En installant très tôt cette forme de médiation entre l’enfant et les écrans, il se positionnera en interlocuteur valable même dans les périodes plus complexes, comme celle de l’adolescence. » (www.internetalamaison.be)