Peut-on encore communiquer sans smiley ?

Le smiley clin d’œil qui confirme la complicité ou qui relativise l’ironie d’une réplique, le smiley triste qui compatit de la situation du destinataire, le smiley « mort de rire » pour symboliser l’humour de la conversation : les smileys semblent avoir un rôle expressif essentiel dans la manifestation des émotions au sein des communications numériques.

Selon Michel Marcoccia, les smileys « permettent aussi d’indiquer le type de relation que l’auteur d’un message désire entretenir avec son destinataire, ou de désamorcer le caractère menaçant ou agressif d’un énoncé, et fonctionnent alors comme des procédés relationnels ou de politesse.

De manière plus globale, ils désambiguïsent les messages et indiquent la manière dont ils doivent être interprétés par leurs destinataires. » (Michel Marcoccia, Nadia Gauducheau, « Le rôle des smileys dans la production et l’interprétation des messages électroniques », in La langue du cyberespace : de la diversité aux normes, Bordeaux, mai 2006, L’Harmattan).

Sont-ils trop récurrents ? Devons-nous nous inquiéter d’une certaine paupérisation du language et de la capacité de la jeune génération à une bonne utilisation des mots ? Tel est un débat qui anime de nombreux linguistes :"Emojis :Régression de la communication ou variation du langage ?"

Voir l’activité : Faces rigolotes